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Crises & cycles

Les moments difficiles, et ceux qui les ont payés

Un rendement long terme de 8 % par an ne s'obtient pas en gagnant 8 % chaque année. Il s'obtient en traversant huit épisodes de baisse en trente ans — dont deux qui ont divisé certains indices par deux — sans vendre au mauvais moment.

Amplitude des grandes baisses, indice par indice

Repli maximal du pic au creux, en cours de clôture — pas sur les données annuelles
Plus la cellule est rouge, plus la baisse a été profonde ; le bleu signale les rares actifs en hausse pendant l'épisode. Ces amplitudes sont mesurées de sommet à creux et sont donc nettement plus fortes que les baisses calculées sur les valeurs de fin d'année.

Les huit épisodes, dans le détail

Chaque baisse a sa cause, sa vitesse et son temps de digestion. Choisissez un indice de référence.

Combien de temps la baisse a-t-elle duré ?

Durée du repli, du sommet au point bas
La profondeur et la durée sont deux risques distincts. Le krach Covid a été le plus rapide de l'histoire moderne — un mois — et l'un des plus violents ; l'éclatement de la bulle Internet a été deux fois moins brutal par mois, mais s'est étalé sur deux ans et demi. C'est la seconde forme qui fait le plus de dégâts sur le comportement des investisseurs.

Les grandes séquences favorables

Les quatre périodes qui ont produit l'essentiel de la performance des trente dernières années. Elles ont toutes suivi — ou précédé de peu — une crise majeure.

À quoi ressemble vraiment une année de bourse

Ce que trente ans de données disent, et ne disent pas

La baisse est le prix d'entrée

Aucun indice actions du panel n'a produit son rendement long terme sans traverser au moins une baisse de 40 %. Un placement qui n'a jamais reculé de 30 % n'a jamais rapporté 8 % par an non plus. Le rendement n'est pas une récompense pour la patience : c'est une compensation pour le risque effectivement supporté.

La concentration accélère dans les deux sens

Les semi-conducteurs affichent le meilleur rendement annualisé du panel et, simultanément, la pire baisse : −85 % entre 2000 et 2002. Un portefeuille exposé au secteur doit être dimensionné pour cette éventualité, pas pour sa moyenne.

L'ordre des années compte autant que leur moyenne

Deux investisseurs avec le même rendement moyen et les mêmes versements peuvent finir avec des capitaux très différents selon l'ordre dans lequel les bonnes années sont arrivées. Testez-le vous-même dans la simulation historique du calculateur.

Les amplitudes de baisse et les délais de récupération présentés sur cette page sont des ordres de grandeur arrondis, mesurés sur les cours de clôture des indices en devise locale, hors dividendes pour la plupart. Ils servent à calibrer une tolérance au risque, pas à reconstituer une performance exacte. Voir la méthodologie.