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Indices & ETF

Trente ans de marchés, sans habillage

Le rendement moyen ne dit presque rien tout seul. Ce qui compte, c'est ce qu'il a fallu traverser pour l'obtenir : la dispersion des années, la profondeur des baisses, le temps passé sous le dernier plus haut.

Période
Indices

Ce que seraient devenus 10 000 € investis en une fois

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Zones grisées : principaux épisodes de baisse. L'échelle logarithmique met les variations en pourcentage à la même hauteur quel que soit le niveau atteint — c'est la bonne lecture pour comparer des durées longues.

Rendement annualisé

Taux composé équivalent sur la période

Volatilité annuelle

Écart-type des rendements annuels — l'amplitude des secousses

Tableau comparatif

Cliquez sur un en-tête pour trier
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Rendement de chaque année, indice par indice

Bleu : année positive · Rouge : année négative · Intensité = amplitude
Les colonnes vides signalent une année antérieure au début de la série. Valeurs en pourcentage, arrondies à l'unité dans les cellules ; la valeur exacte apparaît au survol et dans le tableau.

Fiche détaillée

Le profil complet d'un indice : dispersion des années, temps passé sous le plus haut, ETF disponibles.

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Rendement annualisé
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Meilleure année
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Pire année
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Années positives
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Rendement année par année

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Temps passé sous le dernier plus haut

Écart au plus haut de fin d'année — la mesure de ce qu'il faut supporter
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ETF disponibles en Europe

Exemples de supports éligibles UCITS répliquant cet indice
Fonds Ticker ISIN Frais annuels Coût sur 10 000 € / an
Liste non exhaustive et donnée à titre d'exemple : ni recommandation, ni classement. Vérifiez les caractéristiques (encours, méthode de réplication, éligibilité PEA, capitalisant ou distribuant) dans le document d'informations clés de l'émetteur avant tout investissement.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les rendements affichés sont ceux d'indices, calculés hors frais de gestion, hors frais de courtage et hors fiscalité : un ETF réplique son indice diminué de ses frais courants, et l'écart s'accumule dans le temps. Voir la méthodologie pour le détail des conventions de calcul, des devises et des différences entre rendement de prix et rendement total.

Comment lire cette page

Cette page ne suit pas des produits mais des indices, sur trente et un ans. Les deux ne se confondent pas, et l'écart entre eux est expliqué plus bas.

Ce que seraient devenus 10 000 €. Un placement unique, sans versement ultérieur, réinvesti d'année en année. Ce chiffre frappe, mais il faut le lire avec sa date de départ : commencer en 1995 ou en 2000 change radicalement le résultat pour le même indice. C'est précisément ce que la moyenne masque.

Le rendement annualisé. C'est une moyenne géométrique, pas arithmétique. La distinction n'est pas cosmétique : une année à +50 % suivie d'une à −50 % ne fait pas 0 % mais −13,4 %, parce qu'on ne revient jamais à son point de départ après une baisse. Le rendement annualisé est le taux constant qui aurait produit le même capital final — le seul honnête pour comparer deux séries.

La volatilité annuelle. L'ampleur des écarts autour de cette moyenne. Deux indices de même rendement annualisé mais de volatilités différentes n'ont pas fait vivre la même chose : l'un a monté régulièrement, l'autre par à-coups. C'est cette seconde colonne qui décide si l'on tient sa position ou si l'on vend au pire moment.

Le rendement de chaque année civile. La vue la plus instructive de la page, parce qu'elle rend visible ce qu'aucune moyenne ne montre : l'ordre dans lequel les années sont arrivées.

Les badges NR, TR et PR ne sont pas décoratifs. NR réinvestit les dividendes nets de retenue à la source, TR les réinvestit bruts, PR ne les compte pas du tout. Comparer un indice PR à un indice NR sous-estime le premier d'environ son rendement du dividende, soit un à deux points par an — de quoi renverser un classement sur vingt ans.

Un indice n'est pas un placement

C'est la limite la plus importante de cette page, et la moins souvent dite ailleurs.

Un indice est une construction statistique. Il ne supporte ni frais de gestion, ni coûts de transaction, ni écart de réplication, ni fiscalité sur les dividendes encaissés par le fonds. Le produit qui le suit supporte les quatre. L'écart annuel entre un indice et le meilleur ETF qui le réplique se compte en dixièmes de point — peu de chose sur un an, beaucoup sur trente.

La devise de calcul ajoute une seconde couche. Un indice mondial calculé en dollars a rendu ce qu'il a rendu en dollars ; l'investisseur en euros a en plus subi le change, dans un sens ou dans l'autre selon les périodes.

Enfin, ces séries s'arrêtent au 31 décembre 2025 et sont annuelles. Elles décrivent des années civiles entières, jamais un instant : un krach de février entièrement rattrapé en novembre n'y apparaît pas. C'est pour cette raison que la page Crises & cycles existe — elle mesure de sommet à creux, ce qui donne des chiffres bien plus sévères et bien plus proches du vécu.

Ce qu'on peut légitimement en tirer

Trente ans de données ne prédisent rien. Ils servent à autre chose, de plus utile : calibrer des attentes.

Ils donnent un ordre de grandeur du rendement qu'un marché actions a historiquement produit sur une longue période — ni les 15 % qu'on lit parfois, ni les 2 % d'un livret. Ils donnent surtout l'amplitude des écarts autour de cette moyenne, qui est l'information que la plupart des gens sous-estiment avant de commencer.

C'est ce couple rendement-volatilité que vous pouvez reporter dans le calculateur pour projeter votre propre situation, avec vos versements, votre horizon et la fiscalité de votre pays. La méthodologie détaille chaque formule employée ici et ses limites.